Questions et réponses  

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Qu'est-ce que le programme Espace ?
D'où vient le nom « Espace » ?
Qu'est-ce qu'un organisme Espace ?
Comment obtenir les ateliers Espace ?
Comment implanter un organisme Espace dans ma région ?
Comment puis-je m'impliquer dans un organisme Espace ?
Puis-je appuyer financièrement un organisme Espace ou le R.O.E.Q. ?
Votre dernier rapport annuel est-il disponible ?
Puis-je suivre la formation pour devenir animatrice ou animateur ?
Que puis-je faire si je soupçonne qu'un enfant de mon entourage est victime de violence ?
Qu'est-ce que la loi de la protection de la jeunesse ?
Quel est le rôle de la Direction de la protection de la jeunesse ?
Quel est le rôle de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse ?
Qu'est-ce que la Journée nationale des enfants ?
Que pense le R.O.E.Q. du recours à la fessée pour discipliner les enfants?

 

Qu'est-ce que la Journée nationale des enfants ?

Au Canada, depuis 1993, le 20 novembre a été désigné la Journée nationale des enfants afin de commémorer deux événements historiques des Nations-Unies:

- l'adoption de la Déclaration des droits de l'enfant, le 20 novembre 1959

- l'adoption de la Convention relative aux droits de l'enfant, le 20 novembre 1989.

Cette journée se veut un moment où les adultes s'arrêtent et prennent le temps de penser à leurs responsabilités face aux enfants.  Le R.O.E.Q. promouvoit des rapports égalitaires et basés sur le respect entre les adultes et les enfants.  C'est pour ces raisons que le R.O.E.Q. et ses organismes membres à travers la province s'impliquent en organisant des activités diverses à l'occasion du 20 novembre.

Pour informations complémentaires, consulter le site
http://www.phac-aspc.gc.ca/dca-dea/ncd-jna/accueil_f.html

Que pense le R.O.E.Q. du recours à la fessée pour discipliner les enfants?

La première chose à souligner c’est que nous ne voulons pas opposer les droits des parents aux droits des enfants. Il ne s’agit pas d’une compétition avec une personne qui gagne et une autre qui perd. Cependant, pour éviter que les enfants soient des victimes, devons-nous renforcer le pouvoir des adultes ou la capacité des enfants à se percevoir comme des personnes à part entière ayant les mêmes droits que tout être humain, tel que promulgué en 1989 dans la Convention relative aux droits de l’enfant?

Même s’il convient sans doute de faire une différence entre la petite tape sur les fesses donnée à l’occasion et les corrections physiques régulières, même si l’impact et les conséquences sur l’enfant peuvent varier suivant son âge, sa personnalité, la qualité de sa relation avec ses parents, la gravité et la régularité des gestes posés, qu’apprenons-nous réellement à nos enfants en les frappant? Que c’est correct de frapper? Que les adultes ont le droit de frapper les enfants mais pas l’inverse? L’inégalité entre les personnes devient très claire : le pouvoir est aux adultes.

Normalement, les adultes devraient utiliser leur autorité, leur pouvoir pour assurer le bien-être des enfants. Mal utilisé, ce pouvoir peut cependant mener à l’abus de pouvoir qui se traduira en gestes de violence de diverses formes : physique, psychologique, verbale, sexuelle. Si le pouvoir est aux adultes, quelle est la différence entre la fessée par le parent, au nom de l’amour, de son éducation, du bien-être de l’enfant et l’utilisation d’autres formes de violence par les agresseurs qui diront aussi que c’est pour le bien de l’enfant, même dans le cas d’attouchements sexuels par exemple? Pour l’enfant, comment faire la différence entre « c’est parce que je t’aime que je suis obligé de te frapper » et « c’est parce que je t’aime que je te touche de cette façon là. »

Pour toutes ces raisons, le R.O.E.Q. considère la fessée comme une méthode disciplinaire inacceptable et comme une mauvaise utilisation du pouvoir de l’adulte pour contrôler l’enfant. C’est pourquoi il importe de rejoindre les adultes, pour susciter leur réflexion et leur proposer des alternatives disciplinaires concrètes, afin qu’ils soient mieux outillés pour faire face au défi que représente l’éducation des enfants.

C’est important, parce que les enfants sont des personnes à part entière, qui ne sont pas que l’avenir de la société, mais aussi son présent et qu’ils ont tous le droit à la sécurité, à la force et à la liberté.